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J’ai couru mon deuxième marathon sur le magnifique parcours du parc linéaire du P’tit Train du Nord le 22 octobre dernier. Départ de Val-David pour terminer à Saint-Jérôme, 42.2km plus au sud.

Mon entraînement a été effectué avec sérieux et assiduité, je cherchais à savoir ce que je « vaux » vraiment sur la distance du marathon. Mon premier marathon était à Ottawa en mai 2016, il faisait tellement chaud que l’organisation avait même évoqué la possibilité de l’annuler. Donc j’y ai couru de façon très conservatrice.

Avec tout le volume d’entraînement qu’exige un marathon, une douleur s’est développée au genou droit, trois semaines avant la date du départ. Un tendon qui se plaignait. Sans attendre, j’ai tout de suite consulté ma physio (merci à Julie chez http://GoPhysio.net!). Elle m’a traité pendant ces 3 semaines afin de me permettre de poursuivre mon entraînement de façon plus légère, mais sans arrêter complètement. Les traitements ont bien fonctionné, je me sentais prêt au jour J.

Comme le départ du marathon se fait à Val-David et l’arrivée à Saint-Jérôme, l’organisation nous transporte de l’arrivée vers le départ le matin de la course. Par pur coïncidence, en embarquant dans l’autobus, il y a une place de libre à côté de Stéphane, un athlète qui s’entraîne dans le même groupe que moi! On a fait un brin de jasette pendant le trajet vers Val-David. Arrivé sur place, les coureurs se réunissent dans un petit parc municipal en attendant l’heure du départ. Nous avons deux bonnes heures à attendre, il ne fait vraiment pas chaud. L’organisation a fait ouvrir l’école du village pour que nous puissions aller nous réchauffer. Après avoir rejoint le reste du contingent de notre groupe de course, il ne nous restait qu’une vingtaine de minutes avant le départ. Impatient et fébrile, je fais quelques pas de course pour me réchauffer. L’attente était interminable!

 

La course!

Les départs se font par corral d’environ une centaine de coureurs à la fois. Je craignais un engorgement sur la piste du P’tit Train, qui n’est pas très large, mais de cette façon, aucunement besoin de jouer du coude au départ.

C’est certainement une des plus belles places pour courir. Le paysage est à couper le souffle, un léger brouillard dans les montagnes, la Rivière du Nord qui coule à notre droite, température parfaite pour une bonne course. Il y a une multitude de magnifiques photos à prendre ici, mais ça restera des souvenirs.

Les premiers kilomètres se déroulent vite, ma vitesse est autour 10-15sec/km plus vite que mon plan. J’essaie de ralentir, sachant très bien que sur la distance d’un marathon on ne peut pas « banquer » du temps, on finit toujours par payer plus tard… Mais tout va bien, je décide tout de même de continuer à ce rythme. C’est le temps de me fier à mon entraînement, le parcours est en pente descendante, aucune douleur et la température est idéale. Des postes de ravitaillement sont disposés à tous les 4-5km, j’ai noté sur mon bras les km où prendre mes gels en fonction de ces postes, une bonne gorgée d’eau après avoir pris un gel, c’est essentiel.

À chacune des municipalités que l’on traverse, on passe devant les anciennes gares patrimoniales, c’est vraiment un beau marathon pour découvrir les Pays d’en Haut! Et tout va comme sur des rails (lol) pour le premier demi, je suis dans les temps pour terminer sous les 3h45. Ça sera sûrement moins facile dans la deuxième moitié. J’enfile toujours les km autour de 5min15sec, il ne fait pas encore trop chaud. Autour du 30ième, les jambes commencent à sentir la fatigue, c’est normal, je n’ai jamais couru aussi longtemps à ce rythme. Au ravitaillement du 31ième km, un gentil petit bénévole, me tend un quartier d’orange. Il ne le sait pas, mais il m’a donné tout un boost. Surtout au moral.

 

Les 10 derniers kilomètres, la dureté du mental!

Surprise au 32ième km, mon coach est là pour nous encourager et me lance qu’il me reste « juste » 10km! Mes jambes sont douloureuses, mes quads sont en feu, mais je continue d’avancer. Maintenant, c’est mon mental qui doit faire le travail, prendre la relève. Je regarde mon temps et calcul qu’à ce rythme, c’est toujours possible d’atteindre mon objectif! Je m’accroche à une coureuse qui court à la même vitesse que moi, j’ai l’impression qu’elle aussi se fie à moi. On court côte à côte et on dépasse beaucoup de coureurs qui marche. On pense toujours à ce fameux mur, mais il faut vite chasser cette idée. Au point de ravitaillement du 36ième km, je m’arrête pour prendre un verre d’eau et je marche sur une vingtaine de mètres. Mes jambes me font souffrir énormément, mais il ne reste que 6km à faire, c’est rien comparé aux kilomètres derrières moi. De plus, mon objectif est toujours atteignable. GO… Je rattrape ma compagne de course inconnue et on continue ensemble. À environ 4km de la fin, Claude est devant moi, il a l’air de souffrir autant que moi, je l’encourage à continuer en passant près de lui. Quand le panneau qui indique « 41km » se dresse devant moi, je sais que mes souffrances achèvent bientôt et que je suis en voie de réaliser mon objectif. Une quinzaine de mètres avant la ligne d’arrivée, mes parents sont dans les supporteurs pour me faire une surpirse! Désolé, je n’ai même pas la force de vous sourire… Ligne d’arrivée… Médaille… Vidé…

Donc, ce que je “vaux” sur la distance d’un marathon, 42.2km en 3h45! J’aurais difficilement pu en donner plus… Et c’est 10 minutes plus rapide qu’à Ottawa l’an dernier. Je suis très fier de cet accomplissement. Et tout particulièrement des derniers 10km, ça s’est joué dans ma tête, et sans tomber dans les clichés, la “dureté du mental” est aussi importante que l’entraînement physique!

C’est surement la plus belle course, le plus beau parcours que je pouvais choisir pour un deuxième marathon. L’organisation était très bien réglé pour une première édition, et je crois que c’est le meilleur ratio coureurs/bénévoles jamais vu, en plus ils étaient tous souriants!!!

Repos maintenant 😉

Ps. Un conseil pour mes amis coureurs, si vous avez l’intention de vous inscrire pour l’édition 2018, n’hésitez pas, surtout qu’il risque d’afficher complet très rapidement!

Mes notes :

Apporter plus de bouffe quand on doit attendre plus de 2 heures avant le départ. Une banane ce n’est pas suffisant!
Linge chaud, couverture thermique…
Ne pas connaître le parcours, m’a vraiment permis de courir chacun des kilomètres un à la fois. Ça a surement aidé pour la fin!
Musculation pendant la saison morte…

Mise à jour: après avoir vu les photos à l’arrivée, je dois surveiller ma technique de course quand je suis fatigué.

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